* Vous n’aurez pas ma voix

VOUS N’AUREZ PAS MA VOIX

Le Front national reste plus que jamais un danger pour la société. Un danger aujourd’hui à l’occasion des élections présidentielles et un danger pour demain. Mais qui en a peur ? Qui le combat ?

« Celui qui combat peut perdre. Celui qui ne combat pas a déjà perdu. » Bertolt Brecht

Le Front national n’a cessé de progresser au cours des années et s’est imposé dans le paysage politique. Il s’est nourri du terreau de l’injustice.

Car nous sommes dans une société où de plus en plus de perdants sont laissés de côté alors que les gagnants s’arrogent tous les droits. Une société où le fossé des inégalités se creuse de façon vertigineuse, alors que la corruption prospère. Une telle société qui prive les exclus de leurs droits fondamentaux, ne peut que nourrir les discours anti-immigration et anti-européen du Front national.

Je ne peux oublier que la France, est le pays des Droits de l’Homme, une terre d’asile avec sa tradition d’accueil et son passé d’aide aux opprimés. L’Europe est vouée au métissage.

L’avenir n’est pas dans la fermeture des frontières mais dans la solidarité entre les peuples. Tout homme est un frère.

Je suis scandalisé que des catholiques puissent voter Marine Le Pen, alors qu’un message de fraternité traverse les Evangiles : « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli »

Non, le Front national n’aura pas ma voix. Je voterai Emmanuel Macron.

Jacques Gaillot

Evêque de Partenia, et ami

Mai 2017